Les églises 2019-05-27T17:05:18+00:00

      Les églises

L’église Saint Pierre d’Ancenis

L’église Saint-Pierre (XI-XV-XVI-XIXème siècle), située place Saint-Pierre. Exceptionnelle dans toute la région, cette église mérite que le pèlerin ou le visiteur s’y attarde.En effet, un sarcophage mérovingien, découvert en 1943 sous l’autel de la chapelle voisine de Notre Dame de la Délivrance est la pièce essentielle pour fixer l’origine de la cité, dater la présence chrétienne en ce lieu (VIIe-VIIIe s.) et renouveler l’intérêt pour cet édifice.
A la fois antique en son architecture modifiée au cours de chaque siècle et moderne dans sa structure intérieure, statuaire et vitraux, elle ne peut laisser indifférent de par son histoire.

Depuis la place Saint-Pierre, le premier étonnement pour le visiteur est sans doute la tour clocher qui couvre l’entrée principale.

Sur la base gallo-romaine, un narthex trapu buté de contreforts (XVe. s.) est surmonté d’un campanile (XVIe s.) avec « donjon d’horloge » (XIVe s.). Une double porte vous introduit dans une nef médiévale avec abside (XIe et XIIe s.).
Curieusement, cette nef centrale est formée de murs épais découpés en arcs romans sur piliers massifs : arcades qui devaient s’ouvrir à l’origine sur des « absidioles » ou petites chapelles, détruites progressivement aux XVIe et XVIIIe s. lors de la construction des nefs latérales.

De chaque côté du chœur, le transept est la seule partie de l’édifice voûtée de pierre avec clés pendantes de style Plantagenet (fin du XVe s.).
Le nombre important d’œuvres d’art, toutes réalisées par des artistes de renom, fait de cette église un lieu fort propice à la méditation silencieuse favorisée encore par l’atmosphère à la fois recueillie et joyeuse des vitraux.
On peut relever parmi les plus anciennes une douzaine d’œuvres classées par le service d’archéologie : 4 autels, 2 médaillons, 2 retables, la chaire (XIXe s.), les fonts baptismaux (XVIIIe s.) avec leur bas-relief (XIXe s.), la statue de Saint Pierre du narthex (XIVe s.) et celle de Saint Sébastien, en bois (XVIIIe s.). Autant d’œuvres qu’il vous est facile de localiser sur le plan de visite.

Les fondations datent du XIème siècle. La nef et l’abside datent du XIème siècle. Le transept date du XVIème siècle. La tour date du XVème siècle. Le campanile date du XVIème siècle. Les deux bas-côtés qui datent du XVIIème siècle, sont séparés de la nef par des piliers cylindriques. Le clocher avait été abattu en 1488. L’église sert de Temple de la Raison en 1793 et d’écurie en 1794. L’église est restaurée au XIXème siècle. Un morceau de fresque du XVème siècle subsiste sur l’un des murs du chevet. La statue de Saint-Pierre, en calcaire, date du XIVème siècle. L’autel latéral, en marbre polychrome, date du XVIIème siècle. Les autels latéraux proviennent du couvent des Ursulines à La Davrays. Le retable, en calcaire polychrome et marbre, situé dans le collatéral sud, date du XVII-XVIIIème siècle. Les fonts baptismaux, en marbre et bois, datent du XVIIIème siècle. Le maître-autel, situé dans le chœur, date de 1707. La chaire, œuvre du menuisier Moisset et du sculpteur Henri Hamilton Barrême, date de 1816 : les bas-reliefs représentent les quatre évangélistes Marc, Luc, Mathieu et Jean. Patron et fondateur de l’église paroissiale Saint-Pierre d’Ancenis et de la chapelle Saint-Barnabé la joignant, le baron d’Ancenis y avait toutes les prééminences. Il jouissait aussi de celles de l’église conventuelle des Cordeliers d’Ancenis et de l’hospice Saint-Clément dans l’île aux Moines (en la Loire).

Source : Le site des clochers de France

L’église d’Oudon

Eglise Saint-Martin, dont l’édification est décidée en 1845. L’ancienne église, sous l’invocation de saint Martin de Tours, datait du XIIème siècle. Letixier-Desjardins, curé, bénit la cloche en 1805 et fait réparer l’église en 1818. En 1841, Pierre Leroux, curé, dote l’église d’une relique de saint Martin de Tours, qui est due au R.P. Hus, de la Compagnie de Jésus. La boîte aux saintes huiles date de 1787.

La nef est terminée par une abside à pans coupés. Le transept possède deux petites absides en hémicycle, les bas côtés sont ouverts sur la nef par quatre grandes arcades soutenues par des piliers cantonnés de colonnes sur chaque face. Des sacristies sont adossées aux petites absides. La longueur totale de l’église est de 47 mètres, sa largeur dans le transept est de 20 mètres, et la hauteur de la voûte sous clef est de 13 mètres. La façade présente la porte principale ornée de colonnes et porte dans son tympan le Sauveur accompagné des emblèmes des quatre évangéliste.
A noter que le péage fortifié de Champtoceaux (XIIIè) dont les revenus allaient aux abbayes de Malmédy et de Stavelot, marque la frontière entre la Bretagne et l’Anjou.

Source : Le site des clochers de France

L’église de Mésanger

L’église Saint-Pierre est située au centre du bourg date de 1868.
Elle remplace une église plus ancienne de 1555 et fondée par les seigneurs de Mésanger.

Certains de ses éléments sont antérieurs à sa construction : L’autel date de 1740, la statue représentant Saint-Paul, œuvre de Barrême d’ Ancenis, date de 1836 tout comme le Christ en croix restauré par Pierre Dautel.

Les fonts baptismaux, œuvre de l’architecte Joseph Bougroin, datent de 1936.Les grandes orgues datent de 1898, et sont l’oeuvre du facteur nantais Louis Debierre.

Source : Le site des clochers de France

L’église de Pouillé les Coteaux

Eglise Saint-Aubin (XIXème siècle).

Au XVIIIème siècle, l’abbé Barthélemy Thoby (curé de Pouillé-les-Coteaux) crée un séminaire dans le presbytère de Pouillé-les-Coteaux. Il forme une vingtaine de prêtres jusqu’en 1785. Persécuté, il est noyé par les Révolutionnaires dans la nuit du 15 au 16 novembre 1793, sur ordre du proconsul Jean Baptiste Carrier.
L’église est reconstruite au XIXème, dans le style néo-roman; le clocher-porche est surmonté d’un étage abritant la chambre des cloches dont chaque coté est percé de deux fenêtres géminées.

Cet étage est surmonté d’une fine flèche en ardoises à base octogonale. L’église possède une seule nef et un transept.

Aujourd’hui, avec 717 habitants et 1 200 hectares, Pouillé-les-Coteaux est la plus petite commune du Pays d’Ancenis. Un filon de charbon étroit traverse la commune.

Source : Le site des clochers de France

L’église de Saint Géréon

L’église se trouve le long de la route Ancenis-Nantes qui traverse Saint-Géréon d’ouest en est. Elle est à deux kilomètres de la gare d’Ancenis. Il faut remarquer au-dessus de son transept une sorte de toit à 4 pans un peu étrange. Saint-Géréon était concédé aux Régaires, à savoir l’évêché de Nantes, depuis Saint-Félix jusqu’à la Révolution. Il y avait donc deux justices dans la paroisse, celle du seigneur et celle de l’évêque, dont les audiences se tenaient toutes deux au pont de la Davrais. Le prieuré sera desservi par les moines de Saint-Hermeland (695-843), puis par les bénédictins de Déols (1003-1092), puis enfin par un Recteur qui sera aussi le Prieur du monastère. Il y a eu des conflits entre l’évêque et le prieur, mais la double juridiction s’est maintenue jusqu’au 28 novembre 1790.

Le dernier bénédictin est Dom Hodié, prieur en 1539. Gilles de Gand, prieur en 1557, est dominicain. Cependant, avec la disparition de Déols, maison-mère du prieuré, la juridiction s’est sécularisée et il revient au Gondi, de 1622 à 1736, de présenter le prieur de Saint-Géréon, privilège passé à Louis XV puis Louis XVI. Le dernier prieur est l’abbé Pierre Clément du Mée. Accolé à l’église, l’actuel presbytère serait le cellier ou la chapelle du prieuré. L’ancien presbytère était en tout cas une « masure » en 1786, et le recteur logeait à la Davrais.

Telle que nous la connaissons aujourd’hui, l’église Saint-Géréon est le résultat de deux campagnes de restauration, l’une menée au XVIIIème, de 1745 à 1794, et l’autre au XIXème, de 1845 à 1902. Comme l’atteste le cadastre de 1812, autrefois l’église n’était qu’une simple nef, sans transept ni chapelles latérales, succèdant à une église plus ancienne construite par les bénédictins au XIè. En 1635, 1639 et 1654 furent ajoutés tour à tour trois autels dédiés respectivement à Notre-Dame, Saint-Pierre et Saint-Eutrope. Une tribune s’élevait au-dessus du porche prolongé par un chapitreau extérieur, sorte de toit à deux pans reposant sur un mur et deux piliers de l’autre coté, sous lequel se réunissait le conseil de paroisse. On enterrait dans l’Eglise jusqu’à l’interdiction royale en 1755, et dès lors le dallage et les chaises succèdèrent aux billots installés par chaque fidèle sur la terre recouvrant les tombes. En 1745 le clocher, installé à la croisée des transepts, a été transporté « au pignon de l’église ». La nef a été lambrisée. En 1746 furent posés de nouveaux fonts baptismaux et une balustrade offerts par les paroissiens. En 1753, une nouvelle cloche fut installée.

En 1794, les commissaires de la République d’Ancenis rapportent dans leur rapport écrit à La Petite Montagne, nom révolutionnaire de Saint-Géréon : « Comme l’église était encore garnie de statues, de confessionnaux, de croix et d’autres choses, tout a été brisé après le repas civique, à l’exception d’un confessionnal destiné à former une guérite. On a dansé. Les habitants ont paru si satisfait qu’ils se sont empressés d’apporter au temple de la Raison d’Ancenis leur Patron – statue actuelle de l’église – représentant un guerrier pour y figurer sous le nom d’un homme recommandable ». En effet, Saint-Géréon, peu honoré en France, est le centurion romain d’une légion convertie toute entière au christianisme et massacrée par les soldats romains.

En 1845, la nef fut prolongée de deux travées avec les matériaux de l’ancien cimetière. En 1848, la façade fut reconstruite : du sol à la croix du campanile, elle ne faisait pas plus de 20 mètres de haut. Deux piliers de tuffeau l’appuyaient aux angles. La porte surmontée d’une ogive était encadrée de pilastres dominés par une croix patriarcale, au-dessus de laquelle s’élevait une rosace à onse lobes encadrée de deux chevrons brisés dentelés. En 1820, deux chapelles du transept, de longueur inégale, furent ajoutées. En 1853, la sacristie nord et le prolongement du choeur à pans coupés furent édifiés, il faudra attendre 1889 pour l’édification de la sacristie sud. En 1857, la cinquième fenêtre au fond du choeur fut ouverte. En 1859, quatre contreforts extérieurs remplacèrent deux poutres traversant la nef. En 1868, la flèche gothique actuelle remplaça l’ancien clocher peu solide, l’horloge étant installée en 1870. En 1874, quatre contreforts plus élégants remplacèrent ceux posés en 1859. En 1875, le Chemin de Croix est peint sur les murs de la nef. En 1876 apparaît un second confessionnal et une chaire sculptée. En 1883, le maître-autel sculpté par M. POTET est consacré. Le monument aux morts, dans le transept sud, et le médaillon du curé M. Raguin ont été réalisés par DAUTEL, sculpteur géréonnais. Les statues des saints datent du XXème. On y trouve aussi une statue de Saint-Géréon datant du XVIIIème siècle et une bannière de Saint-Géréon datant de 1804. Au XIXème siècle, pendant la reconstruction de l’église et le nivellement du cimetière qui l’entourait, on a mis à jour des sarcophages en pierre dure, en formes d’auges, avec un couvercle d’ardoises.

Les vitraux de l’abside représentent, autour de saint Géréon, saint Pierre et saint Clair à gauche, et sainte Anne et sainte Marthe à droite. Dans la chapelle nord, dédiée à la Vierge, les vitraux de l’ogive racontent l’histoire de l’Ave Maria. Dans une rosace à six lobes domine Dieu le Père bienveillant. Au flanc ouest se trouve une verrière représentant l’assomption. Le transept sud consacré à Saint-Joseph, accolé au presbytère, ne s’éclaire que par une petite baie illustant la mort du saint. Depuis 1902, les 6 vitraux de la nef narrent la vie de saint Géréon. Tous les vitraux sont de Jean CLAMENS. La chaire a été réalisée par le sculpteur M. VALLEE, qui s’est inspiré du XIIIème siècle.

Source : Le site des clochers de France